Immortel, le Real Madrid remporte sa 15e Ligue des champions

by | Jun 3, 2024 | Sports

Buts : Carvajal (74e) et Vinícius (83e)

Masochiste, résistant, efficace, pragmatique, chanceux, réaliste, incroyable, obstiné, patient, persévérant, déterminé, entêté, pugnace, acharné… et surtout vainqueur : le Real Madrid est tout ça à la fois, et son nouveau sacre européen obtenu ce 1er juin 2024 à Wembley en finale l’a confirmé une fois de plus. Comme ces quinze adjectifs qui le représentent bien, le club espagnol a remporté sa quinzième Ligue des champions face au Borussia Dortmund (record amélioré). En souffrant comme jamais (ou comme souvent, c’est selon) avant la pause, mais en marquant à deux reprises après grâce à des tremblements de filets de Dani Carvajal et Vinícius Junior. Sa sixième couronne en dix ans. Tout simplement énorme.

Dominer n’est pas gagner, surtout contre les Merengues

Huit tirs tentés dont trois cadrés (contre zéro concédé), un poteau touché par Niclas Füllkrug, un face-à-face gâché par Karim Adeyemi, une frappe redoutable de Marcel Sabitzer, des arrêts salvateurs de Thibaut Courtois, une dangereuse percée de Julian Brandt, cinq corners, une poignée d’occasions franches : c’est peu dire que le Borussia domine la première période, pendant laquelle le Real se montre incapable de mettre du rythme sur le plan offensif malgré près de 64% de possession de balle en sa faveur. Perturbés par les trois streakers venus s’inviter sur la pelouse juste après le coup d’envoi ou par le pressing adverse, les Madrilènes ?

Peut-être les deux. En attendant, Dortmund rentre aux vestiaires sans avoir ouvert le score. Or, ne pas saisir sa chance contre les Merengues, c’est souvent synonyme de défaite. Ces derniers, effrayants en défense, le savent et gèrent donc comme ils le peuvent leur (très) long temps faible. C’est-à-dire sans prendre de but, ce qui reste le plus important lors d’un rendez-vous d’une telle ampleur. Place alors au second acte, qui n’a guère de chance de ressembler à son petit frère. La preuve avec Toni Kroos, qui manque de trouver la lucarne de Gregor Kobel sur coup franc dès la reprise avant de déposer un corner sur la tête de Carvajal qui n’en profite pas.

Carvajal buteur, Bellingham passeur et Vinícius décisif

Alors que l’heure de jeu arrive et que le tableau d’affichage reste bloqué, le latéral droit a une nouvelle opportunité : contrée, sa demi-volée est finalement stoppée par le gardien suisse. Mais le Real, toujours pas convaincant, demeure flippant devant ses cages avec des pertes de balle inhabituelles à ce niveau. Des cages qui sont en revanche bien protégées par Courtois, encore présent sur une tête signée Füllkrug. De son côté, et contrairement à son portier, le décevant Jude Bellingham est invisible. À sa décharge, seul Vinicus semble pouvoir faire la différence… Jusqu’à l’ultime quart d’heure, et le but de Carvajal : à la suite d’un corner largement évitable pris en charge par l’inévitable Kroos, le défenseur place un coup de casque décisif.

Pas franchement de quoi être étonné quand on connaît le parcours et le palmarès de Madrid, mais de quoi énormément frustrer le Borussia. Dortmund est même tout proche d’encaisser une deuxième réalisation de Bellingham, la tentative de l’ancien de la maison passant juste à côté. Kobel doit ensuite s’employer à trois reprises (face à Kroos, Camavinga et Nacho), afin de conserver les maigres espoirs allemands. Sauf que les Espagnols ont déjà anéanti leur ennemi du soir en une action, et Vinícius s’occupe de mettre fin au suspense en toute sérénité en profitant d’une passe ratée d’Ian Maatsen bien exploitée par Bellingham. Le Real Madrid est inégalable et inimitable, définitivement et éternellement.

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