C’est un gouvernement dirigé par Pravind Jugnauth qui présentera le Budget 2024-2025 l’année prochaine.

by | Jun 11, 2024 | Opinion, Politique

« Nous introduisons une nouvelle politique historique de justice sociale »

« Ce budget est une question d’action, pas d’artifice, ce budget vise à bâtir, pas à rejeter le blâme. »

Maurice connait en ce moment son taux de chômage le plus bas en 25 ans, soit un taux de 6,1% en 2023. 

Nous sommes pratiquement en situation de plein emploi chez les hommes, avec un taux de chômage de 4,6%.

« Nous restons fortement mobilisés sur le front du coût de la vie. »

« Parmi, 110 000 salariés et travailleurs indépendants qui touchent moins de Rs 20 000 par mois auront droit à une allocation de Rs 3 000. »

Le Leader de l’Opposition qui parle de « désastre économique » n’a sûrement pas lu les 20 mesures de Ramgoolam.

 

« J’ai écouté attentivement le discours du chef de l’opposition, M. Boolell, et je dois exprimer ma profonde déception. Il semble que le chef de l’opposition, tout comme l’ensemble de l’opposition, soit déconnecté de la réalité actuelle. Notre mandat approchant de sa fin, il convient également de comparer notre performance à celle du régime précédent. Bien sûr, une évaluation claire au-delà de la simple rhétorique, à laquelle l’opposition a excellé au cours des cinq dernières années,»  explique l’Attorney General et ministre des Affaires dans sa réplique au Parlement mardi.

Premier membre du gouvernement à s’exprimer sur le budget 2024/2025, Maneesh Gobin a affirmé que « nous abordons le dernier tournant de cette présente législature avec beaucoup d’optimisme et de satisfaction du travail colossal abattu depuis notre sortie de la crise Covid-19. Et contrairement à ce que prétend l’opposition, il y a manifestement un climat de confiance et de sérénité qui règne parmi les opérateurs économiques et au sein de la population en général. »

Indicateurs économiques au vert

Selon lui, les grands indicateurs économiques sont au vert. Nous avons connu deux années de forte croissance – 9,9% en 2022 et 7% en 2023 – Nous maintenons la cadence pour 2024 avec une projection de croissance soutenue de 6,5%.  Sur la base du rythme élevé de l’activité économique pour le premier trimestre de l’année 2024 – marqué, entre autres, par des arrivées touristes très encourageants, la publication des résultats trimestriels prometteurs par les grandes entreprises et les banques ou encore la performance bullish du Stock Exchange of Mauritius – nous sommes sur la bonne voie pour atteindre cet objectif.

« Nous prévoyons un taux de croissance moyen de 5% à moyenne échéance avec l’apport de nombreuses mesures de facilitation des affaires, de soutien fiscal et autres aux secteurs productifs et aux acteurs économiques, des réformes du marché du travail – avec à la clé des facilités accrues en faveur de la main d’œuvre étrangère.

La production nationale a dépassé le niveau pré-pandémie. En 2023, plusieurs secteurs ont affiché des taux de croissance élevés et soutenus : Construction : 37,8% ; Tourisme : 26,8% ; l’Agriculture 13,6% ; Services financiers : 4,3%. »

Gestion économique efficace

La gestion de l’économie par le gouvernement est en train de porter ses fruits que ce soit en termes de croissance économique, de création d’emploi, et surtout en termes d’une meilleure redistribution du gâteau national en faveur des travailleurs, de la classe moyenne et des ménages à faible revenus.

Maneesh Gobin explique que le gouvernement est pleinement conscient de grands défis de la conjoncture mondiale. Mais le pays fait confiance à la vision et la capacité du gouvernement pour trouver des solutions aux problématiques et accélérer le développement du pays.

Le Budget 2024-2025 vient, en effet, consolider nos acquis économiques et projeter l’économie sur une trajectoire de croissance continue, de progrès social, de développement infrastructurel et d’adaptation climatique.

Mais ce Budget vient avant tout proposer les contours de nos priorités pour notre prochain mandat à la tête du pays. Le Budget s’inscrit dans une logique de continuité.

Nous serons là en 2025

C’est un gouvernement dirigé par Pravind Jugnauth qui présentera le Budget 2024-2025 l’année prochaine. « Nous avons privilégié une croissance inclusive et créatrice d’emplois. La situation de l’emploi s’est nettement améliorée sous le gouvernement de l’Alliance Morisien, et ce, malgré les crises mondiales qui sont succédées et même s’amplifiées depuis fin 2019. »,a-t-il fait ressortir.

Maurice connait en ce moment son taux de chômage le plus bas en 25 ans, soit un taux de 6,1% en 2023.

Les différents secteurs de l’économie continuent de recruter grâce en grande partie au climat de confiance instauré par ce gouvernement à travers les nombreuses mesures de relance et de réforme dans les différents Budgets.

En 2023, pendant que l’opposition était occupée à peindre – fidèle à ses habitudes – un tableau sombre de la situation du pays, l’économie mauricienne a créé 35 600 nouveaux emplois. Il est particulièrement remarquable que sur ces postes, 25 300 ont été occupés par des femmes, illustrant ainsi notre détermination à offrir des opportunités équitables à tous les citoyens.

Le plein emploi

« Nous sommes pratiquement en situation de plein emploi chez les hommes, avec un taux de chômage de 4,6%. Le chômage chez les femmes continue de chuter : 8,7% en 2023 contre 12,2% en 2013 sous le régime Ptr. Nous maintenons, par ailleurs, nos efforts pour faire reculer le chômage chez les jeunes : 18,2% en 2023, contre 23,2% en 2013.  Il convient de rappeler que le ministre des Finances avait, il y deux ans, introduit le Prime à l’Emploi comme une mesure pour encourager l’embauche des femmes et des jeunes. A février 2024, 6 500 femmes avaient bénéficié de cette mesure », poursuit l’Attorney General.

Avec les améliorations à ce programme annoncées dans le Budget, nous sommes confiants qu’il y aura encore plus de débouchés pour les femmes et les jeunes, y compris pour les emplois à temps partiel.

Il faut dire que nous ne nous contentons pas seulement de créer des emplois. Nous maintenons aussi des efforts pour rehausser la qualité des postes. La part des postes de niveau professionnel et managérial, de techniciens, de Senior Officials et d’Associate Professionals est passée de 24% en 2013 à 30,6% en 2023.

En 2023, environ 30 000 nouveaux aspirants ont intégré le marché de l’emploi. Cet essor témoigne d’une économie dynamique en pleine expansion, générant ainsi de nouvelles occasions d’emploi et attirant des individus qui ne s’étaient pas préalablement lancés dans la recherche d’un poste.

En effet, notre difficulté en ce moment demeure la pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs clés comme l’activité manufacturière, le tourisme et même dans l’agriculture. Le Budget 2024-2025 consacre du reste d’importantes mesures pour aider les entrepreneurs à trouver les ressources humaines qu’il leur faut pour développer leurs activités.

Coût de la vie

Le gouvernement reste fortement mobilisé sur le front du coût de la vie.

L’inflation est en baisse continue, atteignant en avril de cette année un niveau équivalent à la moitié de celui enregistré il y a un an (5,2% contre 10,9%). Les mesures monétaires, fiscales et autres ont permis de contenir la hausse des prix, bien que des difficultés persistent. Nous nous y attelons activement pour les surmonter.

Le Budget 2024-2025 apporte un ensemble de mesures de soutien aux familles à faible et à moyen revenus de faire face aux difficultés. Que ce soit en termes de subsides aux produits essentiels ou en termes d’allocations directes aux salariés et aux ménages.

Le gaz ménager à seulement Rs 190

La baisse du gaz ménager de Rs 240 à Rs 190 illustre parfaitement notre engagement à protéger le budget des familles face à une inflation importée sur laquelle le gouvernement n’exerce aucun contrôle.

Un nouveau cadre de la politique monétaire de la Banque de Maurice est en place depuis janvier de l’année dernière et qui a pour mission principale de gérer de manière plus efficace les excès de liquidités qui sont susceptibles d’alimenter les tensions inflationnistes dans l’économie. Ce nouveau dispositif a grandement contribué à prévenir un dérapage des prix dans un contexte mondial marqué par des perturbations des chaînes d’approvisionnement et de la marine marchande.

Le resserrement des taux d’intérêt décidé par le Comité de politique monétaire a également eu pour effet de ralentir la hausse des prix.

Cela montre que les actions de la banque centrale sont efficaces pour stabiliser l’économie et maintenir l’inflation à des niveaux ciblés.

C’est dire que la Banque centrale et la politique monétaire ont retrouvé leur sérénité. Nous avons définitivement tourné la page sur des épisodes affligeants où, sous le régime travailliste, un ministre des Finances et un Gouverneur de la Banque de Maurice s’affrontaient publiquement par le biais de la presse.

Nous avons définitivement tourné la page sur des épisodes encore plus consternants où des administrateurs de la Banque centrale avaient jugé approprié de tenir une conférence de presse en pleine rue, dans la capitale, pour dénoncer leur Gouverneur.

Revenus des ménages

Ce gouvernement a toujours veillé à ce que l’amélioration de la situation économique profite à toutes les couches de la population – et non seulement à un groupe de privilégiés seulement comme c’était le cas sous le régime travailliste. Les revenus moyens mensuels des ménages sont passés de Rs 36 803 en 2017 à Rs 55 600 en 2023, selon le dernier enquête de Statistics Mauritius sur le budget des ménages.

En tenant compte de l’inflation et la taille des ménages, les revenus moyens des familles ont connu une forte progression de 22,4% en six ans.

Le revenu médian par ménage est passé de Rs 28 250 à Rs 45 000 durant la période 2017 à 2023.

Aujourd’hui, les familles mauriciennes jouissent, de manière générale, d’un pouvoir d’achat rehaussé et peuvent aspirer à un meilleur niveau de vie.

Le Budget vient proposer toute une panoplie de soutiens financiers aux personnes et aux familles qui sont toujours dans le besoin. Le Revenu Minimum Garantie est passé à Rs 20 000.

Quelque 500 000 personnes bénéficient d’une augmentation de la CGS Income Allowance. Parmi, 110 000 salariés et travailleurs indépendants qui touchent moins de Rs 20 000 par mois auront droit à une allocation de Rs 3 000.

Justice sociale

Le gouvernement dirigé par Pravind Jugnauth a joué un rôle de pionnier dans plusieurs avancées socioéconomiques. Après le Salaire Minimum et le Revenu Minimum Garanti, nous introduisons une nouvelle politique historique de justice sociale : l’Allocation d’Egalité des Chances d’un montant de Rs 2 000 pour les ménages qui touchent moins de Rs 20 000 par mois.

Le Gouvernement maintient son combat sans relâche contre la précarité économique de certains de nos compatriotes, et nous continuons d’ouvrer pour créer les conditions de mobilité sociale nécessaires à leur émancipation.

Nous ne voulons laisser personne au bord de la route.

 

Démagogie de l’opposition

La performance de l’économie mauricienne vient, s’il le fallait, apporter un démenti sonore et sans équivoque à la démagogie perpétuelle de l’opposition. Ils n’ont cessé d’accuser l’Alliance Morisien d’avoir ruiné l’économie en augmentant les pensions et en soutenant les plus vulnérables avec des allocations.

Lorsque nous avons introduit et augmenté le Salaire Minimum, et proposé des compensations salariales de Rs 1000, Rs 1500 et Rs 2000, l’opposition nous a accusés d’irresponsabilité, prédisant la banqueroute économique. Aujourd’hui, le Leader de l’Opposition continue de répéter ces mêmes prophéties de malheur.

« L’économie dans ICU » clamait il y a peu ce leader déchu de l’alliance fantomatique de l’opposition.

Cependant, les faits parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, nous voyons clairement que les canulars et les narratives fallacieux ne résistent pas à la réalité des chiffres.

L’économie continue de croître et de prospérer, apportant des bénéfices tangibles à notre nation. Le chômage est en baisse et la création d’emplois en hausse, avec des milliers de nouvelles opportunités, notamment pour les femmes et les jeunes. Les salaires progressent et tout comme les revenus des ménages en terme réel.

Le pays réalise des avancées dans la lutte contre les inégalités sociales. Le coefficient de Gini, indicateur mesurant les écarts de revenus entre les différentes strates de la société, a diminué, passant de 0,392 en 2017 à seulement 0,304 en 2022, soit à peine sorti de la crise du Covid.

Il est indéniable que nos politiques progressistes et responsables portent leurs fruits, menant Maurice vers un avenir plus prospère et équitable.

Cependant, ces avancées ne se réalisent pas aux dépens de l’économie, contrairement à la calomnie véhiculée par l’opposition. Les entreprises continuent de recruter et de développer leurs activités, comme en témoigne la forte croissance de l’investissement privé de l’ordre de 20% en 2023, et ce, après une expansion ferme de 9,6% en 2022.

L’investissement d’aujourd’hui est la garantie de la croissance et de l’emploi de demain. Nous connaissons bien le cercle vertueux : l’investissement génère la croissance, et cette croissance attire davantage d’investissements ainsi que de nouvelles entreprises. C’est ce cycle dynamique que notre gouvernement encourage activement, avec notamment tout un ensemble de nouvelles mesures budgétaires d’encouragement à la production nationale, à l’investissement, à l’exportation, à la productivité et à l’innovation.

Sur ce registre, je note avec beaucoup d’enthousiasme l’effort du ministre des Finances en faveur de l’adoption de l’AI dans nos entreprises, dans nos institutions et dans d’autres sphères de la vie.

Dette publique

Le taux d’endettement public a pris une tendance à la baisse, et ce malgré les dépenses exceptionnellement élevées pour faire au Covid, la crise inflationniste de la guerre en Ukraine, l’investissement massif dans l’infrastructure et la consolidation de l’Etat-providence. Et malgré la chute drastique des recettes fiscales pendant la pandémie.

La dette publique en pourcentage du PIB était de 80,2% en juin 2023, contre 91,9% en juin 2021. Le Budget prévoit un taux de la dette publique de 74,5% pour juin 2024.

Cette diminution notable en trois ans seulement témoigne de nos efforts continus en matière de discipline fiscale et de poursuite d’une stratégie de croissance appuyée.

Et comme l’a indiqué le ministre des Finances, la dette publique se chiffrera à 71,1% du PIB en juin 2025.

Soyons rassurés qu’il n’y a pas feu comme veut le faire croire l’opposition. Bien au contraire, le pays continue de créer de la richesse pour soutenir le bien être de nos citoyens dans un contexte de diminution du taux d’endettement et du déficit budgétaire (3,9% en juin 2024 à 3,4% en juin 2025).

Les campagnes de l’opposition pour effrayer la population tombent à l’eau, l’une après l’autre. Leurs critiques sur la gestion économique par le gouvernement ne tiennent plus la route.

Le Leader de l’Opposition qui parle de « désastre économique » n’a sûrement pas lu les 20 mesures de Ramgoolam.

D’ailleurs, lorsqu’ils viennent faire des promesses aussi généreuses que farfelues comme le transport gratuit ou encore l’internet gratuit, ils viennent reconnaitre publiquement que le gouvernement a très bien géré l’économie et que le pays a créé suffisamment de richesses depuis 2014 pour pouvoir financer de telles largesses.

Performance extérieure de l’économie

L’économie mauricienne est très exposée aux conditions économiques et commerces sur le plan international.  Malgré les difficultés, la performance extérieure de l’économie s’améliore. Le déficit du compte courant se rétrécit passant de – 11,5% à – 4,5% en une année avec des exportations accrues de biens et de services.

Nos réserves internationales restent à des niveaux confortables, soit une couverture d’import de 11,1 mois. Ce qui apporte une grande sérénité aux entreprises, aux marchés financiers, aux consommateurs, et aux commerçants.

Le Parti travailliste, qui ne cesse de parler de dépréciation et de la valeur de la roupie, avait laissé en tout en pour tout que six mois de couverture d’importation au moment de leur débâcle de décembre 2014.

Certes, nous demeurons vigilants face aux développements internationaux, aux foyers de tension géopolitiques en Europe, au Moyen-Orient et dans la Mer de Chine, ainsi qu’aux réalignements économiques et commerciaux autour de grands blocs. Nous sommes pleinement conscients des dangers, et nous suivons de près l’évolution de la situation.

L’Opposition nous fait encore un faux procès sur le taux de change de la roupie. Elle nous accuse de pratiquer une politique délibérée de dépréciation.

Permettez-moi d’insister sur le fait que le gouvernement n’a pas de politique de dépréciation. Nous avons, de toute évidence, une politique de production, de valeur ajoutée et de compétitivité internationale qui repose sur la productivité, l’efficience et l’innovation.

Nous avons une stratégie de résilience en place pour préserver notre économie et la valeur de notre monnaie nationale en accord avec les fondamentaux économiques.

Il est vrai qu’au cours des deux années de la pandémie, le pays a ainsi enregistré un déficit de l’équivalent de Rs 122 milliards en termes d’entrées de devises étrangères.

Cela a eu un impact notable sur notre marché de devises et, en conséquence, sur la valeur de la roupie. Ajouté à cela, les chocs des prix énergétiques et alimentaires de la guerre Russie-Ukraine.

Nous sommes en train de remonter la pente, mais il faut compter sur des facteurs internationaux qui sont hors de notre contrôle. En temps d’incertitude, les investisseurs privilégient des placements en USD qu’ils estiment une valeur de refuge. Il y a une flight to safety sur les grandes places financières. Ce qui raffermi davantage le dollar américain face aux autres monnaies, pas seulement face à la roupie.

Le taux de change de la roupie reflète les conditions économiques prévalant, et la Banque centrale intervient sur le marché lorsqu’elle estime nécessaire d’y apporter des corrections dans le cadre de sa mission d’assurer la stabilité financière et économique du pays.

Observations du FMI

Les institutions internationales ont salué la manière dont le gouvernement a géré la situation économique pour assurer la stabilité, la prospérité et la justice sociale.

Le dernier rapport du l’Article IV du FMI sur Maurice présente une perspective favorable de l’économie mauricienne. Il note que « the economy has rebounded strongly from the pandemic on the back of buoyant tourism, social housing construction, and financial services”

Certes, le FMI attire notre attention sur certains dangers tels les effets du dérèglement climatique et du vieillissement de la population. Il nous rappel la nécessité de consolider les buffers fiscaux pour augmenter notre résilience. Une des priorités du Budget est de poursuivre le renforcement des fondamentaux économiques.

 

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