Canal + s’accorde avec MultiChoice sur un prix pour le rachat du groupe en attendant une offre ferme

by | Mar 14, 2024 | Monde

Le régulateur des fusions sud-africain a donné à Canal + jusqu’au 8 avril pour faire une offre de rachat ferme à MultiChoice. En attendant cette démarche, les deux parties sont tombées d’accord sur un prix.

Canal + et MultiChoice sont tombés d’accord sur un prix. Dans un communiqué publié hier, le 5 mars, les deux parties ont fait savoir que Canal+ a proposé un prix plus élevé que lors de sa première offre pour les actions de MultiChoice que le français ne possède pas encore.

Contrairement à la première offre de 5,53 $ par action, Canal + a proposé 6,60 $ par action, valorisant la part du capital non détenue par le groupe français à 1,77 milliards $.

Dans son communiqué, MultiChoice informe ses actionnaires que « Canal + a accepté d’augmenter le prix pour rendre l’offre plus attrayante pour les actionnaires de MultiChoice […]et que les deux parties ont l’intention de collaborer mutuellement à cet égard. […] Une fois l’offre ferme (demandée par le régulateur effectuée) le conseil d’administration indépendant de MultiChoice sera constitué et, après avoir reçu l’avis de l’expert indépendant, donnera son avis et sa recommandation sur l’offre conformément à la loi ».

MultiChoice déclare également dans le communiqué qu’il accordera à Canal + les engagements d’exclusivité habituels, ce qui signifie que le groupe sud-africain discutera de rachat avec aucune autre entité tant qu’un avis ne sera pas donné sur l’offre de Canal+. La situation a donc évolué de manière significative depuis la première offre suite à laquelle MultiChoice avait déclaré « clore les discussions ».

Le rachat du groupe sud-africain semble finalement tout à fait possible vu qu’une des importantes barrières juridiques a été levée il y a quelques jours par le régulateur sud-africain des fusions et acquisitions. Interrogé par MultiChoice sur la nécessité pour Canal + de faire une offre ferme de rachat après avoir passé le seuil de 35% au capital, comme le prévoient les textes du groupe sud-africain, le régulateur a donné une réponse encourageante pour une éventuelle fusion.

Canal+ avait fait savoir qu’il ne devrait pas être tenu de faire une offre ferme car les règles de constitution de MultiChoice stipulaient que les sociétés non sud-africaines ne devaient pas détenir plus de 20 % des droits de vote au sein du groupe. Le régulateur a alors expliqué que cette section des statuts de MultiChoice limite « la capacité d’un étranger à exercer un contrôle sur le titulaire d’une licence de service de radiodiffusion commerciale ». Elle ne s’applique pas aux votes sur d’autres activités du groupe n’impliquant pas une licence de radiodiffusion.

Comme le détail le rapport « Le business africain de MultiChoice » disponible sur Ecofin Pro en plus d’avoir une activité de fournisseur de télévision payante, MultiChoice est également présent sur le marché du streaming avec sa plateforme Showmax et sur le marché de la cybersécurité avec sa plateforme Irdeto, entre autres.

Finalement, seule une partie de l’activité du groupe est rattachée à sa licence de radiodiffusion en Afrique du Sud.

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