Brutalité policière et torture Me Razack Peeroo : La culpabilité n’est pas sur toute la force policière, mais sur cette minorité qui se croit tout permis…

by | Jun 15, 2022 | Politique

Dans un entretien accordé à la chaine nationale, Me Razack Peeroo,
ancien Attorney General a fait ressortir que ce n’est qu’une minorité au
sein de la force policière qui est visée par ces allégations. La majorité
des policiers font leur travail correctement pour maintenir l’ordre et la
paix.

Sous la constitution de Maurice, le quotidien de la police tombe sous la
responsabilité du Commissaire de Police. Le ministre de l’Intérieur ne
fait que lui donner des directives d’ordre nationale. C’est ce qu’a
déclaré Me Razack Peeroo qui a tenu à remettre les pendules à l’heure,
par rapport à certains commentaires malveillants.

S’attardant sur la brutalité policière, Me Razack Peeroo a rappelé que
ce n’est pas quelque chose de nouveau. Il a avancé qu’en 1998, alors
qu’il était Attorney General il y avait aussi des complaintes. « En 2022,
quand j’entends certains commentaires, je les prends avec une certaine
pincée de sel. On ne peut pas, en dépit des critiques, blâmer la force
policière dans son ensemble. S’il y a quelques brebis galeuses qui
ternissent l’image de la force policière, donc on doit essayer de voir ce
problème de manière objectif. Il ne faut pas condamner la force
policière dans son ensemble. »

L’ancien Attorney General, a tenu à souligner qu’il condamne
fortement, cette poignée qui aujourd’hui gâche l’image de la force
policière. Toutefois, indique-t-il, il ne faut pas oublier que ce sont des
exceptions à la règle. Il ne faut pas qu’on attaque la force policière dans
son ensemble.

Invité à commenter sur les solutions qui pourront résoudre ces
problèmes, de brutalité policière l’ancien Attorney General a ajouté
que, l’on les trouvent dans le Protection of Human Right Act, qui donne
des pouvoirs à la commission des Droits de l’homme.

Cette loi, a d’ailleurs était votée en raison de la brutalité policière.
C’était en 1998. Mais avoir une loi ne suffit pas. Il faut avoir un autre
instrument de droit, pour que les membres de la force policière soient
bien informés et bien instruits en ce qu’il s’agit des droits
fondamentaux du citoyen et les droits essentiels de l’être humain.
Me Razack Peeroo en a aussi profité pour rappeler, que quand
on parle de brutalité policière, il ne faut pas oublier que c’est une
conséquence d’un vol, d’un viol, d’un crime…

« Il y a eu une offense. Un individu qui a porté plainte. Lorsque la
police enquête c’est que parfois il y a eu des dérapages.
Toutefois le policier doit savoir faire la balance entre les droits des
victimes et les droits des suspects. Car nous sommes dans un état
de droit. »

Parlant du fonctionnement de la police selon la constitution et son ‘day
to day running’, Me Razack Peeroo a indiqué que la section 71 de notre
constitution, fait ressortir clairement les fonctions du pouvoir d’un
commissaire de police en relation avec le ministre de l’Intérieur. Il
stipule que le ministre de l’Intérieur n’a aucun droit de se mêler du ‘Day
to Day administration of the police force’.

Toutefois, le ministre peut donner des ‘general directions’ au
Commissaire de police with regards to policy matters. » La
responsabilité totale du commissaire police d’organiser sa troupe, selon
le besoin de la société, revient au chef de la police.
Lors de cet entretien, l’ancien Attorney General a commenté le cas
« des brebis galeuses au sein de la force policière. » La culpabilité n’est
pas sur la force policière dans son ensemble, mais sur cette minorité
qui se croit tout permis.

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