Les Bleus climatisent l’Espagne et remportent la Ligue des nations

by | Oct 11, 2021 | Sports

Samedi, Luis Enrique avait un rêve : « Le foot est un sport merveilleux qui récompense la plupart du temps celui qui joue le mieux. J’espère que ce sera aussi le cas demain. » Dimanche soir, à San Siro, le sélectionneur espagnol a été brutalement ramené à la réalité d’un sport de détails, qui ne fait aucun sentiment et se fiche parfois des histoires de style. L’Espagne a parfois été supérieure aux Bleus lors de la finale de la deuxième Ligue des nations de l’histoire, elle aura même pris les commandes du scénario peu après l’heure de jeu, mais l’équipe de France reste l’équipe de France : froids et cliniques, les Bleus ont de nouveau retourné un adversaire avec Benzema et Mbappé dans le rôle des super-héros de l’affaire (1-2).
Jeune et Gavi
Les milliers de supporters présents à San Siro dimanche soir n’ont probablement pas foutu un pied à La Scala du week-end, cela ne les aura pas empêchés de se faire un ballet : celui offert par Karim Benzema durant l’échauffement, aussi précis face au but qu’un Émilien Jacquelin des grands jours. Six minutes suffisent à l’attaquant du Real, parfaitement lancé par Pogba entre Garcia et Laporte, pour se retrouver en position de sortir sa carabine, mais César Azpilicueta vient parfaitement couper le centre du sniper de Bron. La suite ? Une autre histoire, car si les Bleus ont d’abord tenté d’imposer le même pressing haut que face aux Belges, ils ont parfois peiné par manque de coordination et ont laissé l’Espagne bavarder en solitaire (67% de possession de balle, plus de 330 passes échangées).
Un homme a alors illuminé la première période. Ou plutôt un gosse : Gavi, 17 ans, une toute petite poignée de copies rendues chez les pros, qui a rapidement forcé Paul Pogba à échanger sa place avec Aurélien Tchouaméni au milieu face au risque de vite manger une biscotte compte tenu de la vivacité du jeune danseur du Barça. La bande de Luis Enrique s’est amusée dans les interlignes, a joué avec un Varane quasiment toujours en retard dans ses sorties sur Mikel Oyarzabal, a regardé Hugo Lloris se débattre avec son jeu au pied (19 ballons perdus au cours de cette finale) et a muselé sans trop de problème Kylian Mbappé. Petit hic, quand même : l’Espagne n’a jamais vraiment inquiété le capitaine des Bleus, Pablo Sarabia n’offrant qu’une molle frappe écrasée sur sa seule réelle situation de faire péter le tableau d’affichage (11e).

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