Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand confirme qu’il ne sera « pas candidat à une primaire » de la droite…

by | Jul 8, 2021 | Monde

Le président de la région des Hauts-de-France a adressé mardi une fin de non-recevoir aux poids lourds du parti Les Républicains qui souhaitent l’organisation d’une « primaire ouverte » pour désigner le candidat de la droite.
Xavier Bertrand, candidat de droite à l’élection présidentielle, est décidé à tracer sa route, malgré l’appel « à la responsabilité » du numéro un du parti Les Républicains (LR), Christian Jacob. Au lendemain de l’appel de plusieurs prétendants, dont Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, à l’organisation d’une « primaire ouverte » de la droite pour désigner un candidat pour 2022, M. Bertrand, qui n’est plus membre de LR, a fermé la porte à une participation à celle-ci, mardi 6 juillet.
« Ce soir (mardi 06 juillet), devant les Français, je suis candidat à l’élection présidentielle », a déclaré le président de la région des Hauts-de-France, sur TF1, évoquant « une candidature de cohérence avec [sa] conception de l’élection présidentielle [qui] est une rencontre entre un homme, une femme et les Français ».
« En cohérence, je ne serai pas candidat à une primaire », a insisté Xavier Bertrand, jugeant en outre que la primaire organisée en 2016 avant la précédente présidentielle, lors de laquelle le candidat de la droite François Fillon ne s’était pas qualifié pour le second tour, avait été « source de divisions ». « La primaire n’a pas laissé que des bons souvenirs à droite », a-t-il argué, « à chaque fois, vous avez les différences qui deviennent des divisions et, pour beaucoup de nos concitoyens, pour beaucoup d’électeurs de la droite et du centre, on voit bien que ce sont bien plus souvent des machines à perdre ».
Il ajoute : « Mes amis des Républicains prendront leurs responsabilités. Ma responsabilité, c’est celle de rassembler et de prendre les meilleurs pour que l’on réussisse à redresser le pays. » Il précise qu’il sera « candidat pour un mandat unique, cinq ans seulement pour vraiment redresser le pays ». Un proche de Xavier Bertrand l’assurait mardi : participer à une primaire « le rétrécirait, alors qu’il est le troisième homme de la présidentielle ».
18 % des intentions de vote
Ce cavalier seul fait grincer des dents à droite. « L’homme, ou la femme providentielle, que certains espéraient ne s’est pas imposé », ont affirmé lundi soir Valérie Pécresse (ex-LR), Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, tous les trois candidats potentiels à la présidentielle, dans une tribune au Figaro.
Même ton de Michel Barnier, autre candidat potentiel pour 2022 : « Je ne crois pas qu’on puisse décréter le candidat de la droite républicaine, surtout quand on s’exclut du jeu collectif. Moi, je pense très sérieusement, et je le dis avec beaucoup de gravité, que, quand on veut le soutien d’une famille politique, il faut accepter de jouer le jeu collectif de cette famille », a-t-il mis en garde sur LCI.
Xavier Bertrand était crédité de 18 % des intentions de vote dans un sondage publié dimanche, contre 14 % à Valérie Pécresse et 13 % à Laurent Wauquiez. Mais il reste derrière Emmanuel Macron (24 %) et Marine Le Pen (26 %). Les signataires de la tribune, accompagnés du patron des centristes Hervé Morin, réclament « dès que possible » l’organisation d’une primaire ouverte de la droite et du centre et mettent en garde contre l’idée de s’en remettre aux sondages.
L’appel à la responsabilité de Christian Jacob
Le président des Républicains, Christian Jacob, a demandé aux candidats de son parti et à ceux qui n’en sont pas membres d’« avoir le sens des responsabilités et de faire en sorte d’être capables de se rassembler ». Il « ne peut pas y avoir deux candidats de la droite et du centre » et les candidats doivent se « mettre d’accord », a-t-il martelé à l’issue du bureau politique du parti qui s’est tenu mardi. « Ce que je souhaite, c’est qu’ils se mettent d’accord. Je pense que rien n’est plus fort que l’union et qu’aucun système ne vaut l’union et le rassemblement », a-t-il insisté.
« Si effectivement, pour des raisons qui peuvent être légitimes, nous n’arrivons pas à ce rassemblement, j’ai demandé [au maire d’Antibes] Jean Leonetti de préparer un processus de rassemblement [qui] sera soumis au vote de nos militants » lors du congrès prévu le 25 septembre. « Ce processus nous permettra en novembre de désigner notre candidat », a assuré M. Jacob.
A l’issue du bureau politique, Christian Jacob a également annoncé des changements dans l’équipe dirigeante des Républicains à la suite du soutien affiché du numéro 2, Guillaume Peltier, à Xavier Bertrand. M. Peltier sera remplacé en tant que vice-président délégué par Annie Genevard, députée du Doubs. Christian Jacob a expliqué cette destitution par un « point de désaccord » avec Guillaume Peltier et par la nécessité de « jouer collectif » et de respecter « la ligne » du parti. Guillaume Peltier s’est notamment dit, à la fin de mai, prêt à travailler avec Robert Ménard, proche du RN, dans le cadre d’un « grand gouvernement de redressement et d’union nationale ».
M. Jacob a également annoncé la nomination des vice-présidents Agnès Evren et Gilles Platret comme porte-parole du parti en vue de la campagne présidentielle.

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