« Malgré les démarches antipatriotiques, le GM fait en sorte que le pays remonte la pente »…

by | Jul 16, 2021 | Edito, Opinion, Société

Le ministre des Infrastructures publiques, Bobby Hurreeram, était face à Jimmy Jean-Louis sur les ondes de Wazaa FM le vendredi 2 juillet. Le ministre devait aborder les projets d’infrastructures d’envergure que compte réaliser le gouvernement et qui auront un impact majeur sur la croissance économique. Il devait aussi dénoncer l’antipatriotisme de ceux qui sabotent les efforts du gouvernement pour nous sortir de la crise sanitaire et économique. Pour lui, la population a vu clair dans le cirque de l’Alliance de l’espoir et se demande pourquoi le PTr a peur d’une commission d’enquête dans l’affaire Betamax. Pour terminer, il lance un appel à toute la population pour qu’elle fasse bloc autour du PM.

L’attitude « antipatriotique » de ceux qui sabotent la campagne de vaccination

Faisant référence à une situation où le monde est à genoux, en guerre contre un ennemi invisible alors que plusieurs pays butent sur divers problèmes pour faire vacciner leur population, le ministre devait dire que les gens ne réalisent pas les efforts que le gouvernement fait pour que la population mauricienne soit vaccinée. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, préside personnellement le ‘High-Level Committee’ sur la Covid-19, où il prend les décisions qu’il faut. En tant qu’homme d’État, il a le respect des grands pays comme la Chine, l’Inde ou la Russie, avec qui il a pu négocier avec succès afin que Maurice puisse obtenir des milliers de doses de vaccins. D’ailleurs, Maurice est le pays qui a le plus fort taux de vaccination en Afrique.

Il devait ainsi dénoncer le fait que certaines personnes se permettent de saboter les efforts du gouvernement pour lutter contre la Covid-19. « Le mot approprié pour décrire cette attitude est antipatriotique », devait-il fustiger.

Dans le même contexte, il devait dénoncer la campagne à laquelle se livrent certains titres de la presse sur l’inclusion de Maurice sur la liste grise de la FATF et qui essaient « d’empoisonner » l’esprit des prochains délégués de cette instance, comme si ils espèrent que Maurice ne sorte pas de la liste grise. « On est en train d’assassiner notre mère patrie, juste pour un gain politique », devait-il dire.

Le cirque de l’Alliance de l’espoir

Il devait ensuite aborder la débandade qui secoue l’Alliance de l’espoir. « C’est clair pour tout le monde ce qui est en train d’arriver. Je ne crois pas que cela surprend qui que ce soit dans la population », devait-il dire.

Bérenger s’est servi de Nando Bodha dans la circonscription no 16 pour faire élire sa fille, devait-il analyser. « Il avait promis à Nando Bodha monts et merveilles, et l’autre a cru dans ses belles paroles », selon le ministre Hurreeram. « Mais aujourd’hui, Bérenger se dit qu’il faut le balancer. Le sort de Nando Bodha était déjà scellé d’avance. » Ce que Bérenger a fait avec Nando Bodha, il l’a fait avec plusieurs personnes auparavant, comme Ramduth Jaddoo, Ashok Jugnauth ou encore Madun Dulloo, devait-il faire rappeler. Comment Nando Bodha s’est-il laissé embobiner à ce point ? « La ligne de démarcation entre la folie et l’extrême intelligence est très fine », selon le ministre.

Quand XLD et Bérenger se sont acoquinés pour bouter Arvind Boolell du poste de leader de l’Opposition, la population savait ce qui se passait. Il devait aussi ajouter que Bérenger a glissé une peau de banane, notamment la commission d’enquête à venir sur l’affaire Betamax, sous les pieds de Xavier Luc Duval, qui s’est laissé berner lui aussi. « Vous croyez que Bérenger s’assoit derrière XLD sur les bancs de l’Assemblée nationale de gaité de cœur, qu’il accepte que ce dernier soit son patron au sein de l’Opposition ? Comment Bérenger va-t-il expliquer tout ceci devant son électorat de Stanley et aux militants ? Le vers était déjà dans le fruit », devait-il conclure.

Affaire Betamax : « Pourquoi le PTr a-t-il peur d’une commission d’enquête ? »

Abordant ensuite l’affaire Betamax, il devait faire ressortir que le jugement du Privy Council a été rapidement honoré par le gouvernement. « But there is more to this than what the eye can see”, devait-il ajouter.

Revenant aux origines de cette affaire, il devait expliquer que c’était la ‘Mauritius Shipping Corporation’ (MSC) qui avait proposé que Maurice ait son propre pétrolier. Le ministre de tutelle avait alors déposé ces propositions au Cabinet, et certains ont vite vu là une ‘business opportunity’. Il devait ensuite affirmer qu’il y avait eu un remaniement ministériel rien que pour faire aboutir cette ‘business opportunity’. « J’espère que Xavier Luc Duval, qui siégeait alors au Conseil des ministres, viendra déposer devant cette commission d’enquête », devait-il dire.

Pourquoi une commission d’enquête sur cette affaire ? « Le public a le droit de savoir la vérité. Pourquoi le GM a dû décaisser plus de RS 4, 6 milliards ? Comment a-t-on entériné ce contrat ? Quels sont les faveurs qui ont été données, et à qui ? Quelles sont les lois qui ont été modifiées ? La commission d’enquête permettra de faire la lumière sur tout ceci. Les audiences auront lieu en public. Les gens doivent savoir ce que le précédent gouvernement a fait avec l’argent du public. Quand le public saura tout ça, les responsables ne pourront même plus marcher dans les rues. Je pense qu’un jour le PTr devra venir demander pardon au peuple mauricien. Ce sont bien les dernières personnes qui peuvent parler de justice divine aujourd’hui », devait-il dire. Dans ce contexte, il devait dire que personne ne mentionne le rôle de l’ancien ministre Jeetah qui maintient un ‘deafening silence’.

Qui plus est, quand la commission d’enquête siègera, les gens verront combien d’argent a été économisé depuis que ce contrat a été résilié, devait-il ajouter. « Ce contrat avait été fait pour saigner ce peuple à blanc pendant des années, sur plusieurs générations. Un petit groupuscule de gens continuerait à s’enrichir aux dépens du peuple. Nous avons dû libérer notre pays du joug de ce contrat. Mais la clause en béton qu’ils avaient mis a coûté au pays une certaine somme d’argent. Mais la liberté de notre peuple, la liberté des générations de Mauriciens à venir n’a pas de prix », devait-il dire.

La commission d’enquête n’a même pas encore commencé à siéger qu’on assiste déjà à un branle-bas de combat, devait-il faire remarquer. Il y a ainsi eu la PNQ de XLD sur la commission d’enquête et le communiqué du PTr disant que ce parti est contre cette commission d’enquête. « Pourquoi ont-ils peur ? Qu’ont-ils à cacher ? », devait se demander le ministre Hurreeram. « Je veux que quand je dors le soir, je dors avec la conscience tranquille. Je ne veux pas que quelqu’un puisse me pointer du doigt demain », devait-il ajouter.

Le jeu malsain de l’Opposition

Le ministre devait aussi dénoncer le jeu malsain auquel se livre l’Opposition. Selon lui, on s’est d’abord attaqué à Jagutpal et à lui-même, tandis que maintenant, c’’est la ministre Kalpana Koonjoo-Shah qui est visée. « Nous savons à quel jeu malsain ils se livrent. Mais j’espère qu’ils comprendront qu’ils ne pourront mettre le vers communal dans notre pays, où tous les Mauriciens vivent en harmonie. Ces derniers ont acquis la maturité politique qu’il faut, et ils voient clair dans ce qui se passe », devait-il mettre en garde.

« Les gens ont vu, à travers les gesticulations de Shakeel Mohamed et de Patrick Assirvaden, à qui on a affaire. Les gens ne prennent plus au sérieux Arvin Boolell, qui est arrivé au bout du rouleau et qui doit maintenant raccrocher », devait-il renchérir.

« Rallions-nous ensemble autour du PM qui fait tout pour nous sortir de là »

« Aujourd’hui, il est l’heure pour tous les Mauriciens de se joindre les mains et de laisser les gens qui passent leur temps à faire et à défaire les alliances de continuer leur cinéma. Nous sommes en état de guerre, nous combattons contre un ennemi invisible. Malgré la situation difficile à travers le monde, le gouvernement actuel bâtit un pays d’avenir. Le gouvernement fait tout pour que nous soyons tous vaccinés. Avec les moyens de bord, nous relançons l’économie. Nous avons touché le fond, et nous allons remonter. Il ne faut pas croire dans les oiseaux de mauvaise augure qui souhaitent qu’on reste sur la liste grise ou qu’il y ait d’autres vagues de la Covid-19 ou encore, qui trouvent leur bonheur dès qu’un malheur s’abat sur le pays », devait-il dire.

« Pravind Jugnauth est une force tranquille. Ce n’est pas un bluffeur qui se frappe l’estomac, c’est un ‘no-nonsense guy’. Rallions-nous tous ensemble autour de notre Premier ministre, qui tient le flambeau tout seul », devait-il conclure.

Encadrement

Le GM vise la croissance par le développement infrastructurel

Le ministre Bobby Hurreeram devait aussi élaborer sur les actions au niveau de son ministère pour atteindre les objectifs que le gouvernement s’est fixé dans son budget. « Nous prévoyons qu’avec la construction, il y aura une croissance à deux chiffres », devait-il dire d’emblée.

Un ‘Land Drainage Master Plan’ est en train d’être élaboré, avec environ 1 500 projets de drains à travers le pays, dont 500 qui doivent être réalisés dans la présente année financière. Ce sont des projets qui impliqueront la Road Development Authority (RDA), la National Development Unit (NDU), ainsi que les collectivités locales, sous l’égide de la Land Drainage Authority (LDA).

Le ministre devait aussi mentionner le ‘Road Master Plan’, qui vise à planifier nos routes pour les 100 prochaines années. Le ministre devait faire l’historique des conditions dans lesquelles nos routes ont été construites, et devait dire qu’aujourd’hui, ces chemins ne respectent pas forcément les normes internationales.

« Nous voulons que le public mauricien puisse voyager d’un point à un autre sans rester bloqué dans les embouteillages, et cela de la façon la plus sûre qui soit », devait-il expliquer. « Pour cela, nous voulons faire de sorte qu’à partir des chemins secondaires, on puisse accéder à l’autoroute pour pouvoir gagner n’importe quel point du pays. C’est un projet d’envergure qui prendra du temps », devait-il expliquer.
« Nous voulons que le gâteau national se partage parmi tout le monde. Les appels d’offres sont ouverts à tous, et la chaine logistique soutenant ces projets, s’assurera que l’économie tournera, et la croissance qui va avec », devait-il dire. Toutefois, la Covid-19 ou encore la contestation contre l’acquisition obligatoire des terrains a son impact sur ses projets.

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