Dr Renganaden Padayachy : « Le gouvernement a revu le mandat du Mauritius-Africa Fund en vue d’élargir la zone économique de Maurice »…

by | Jul 20, 2021 | Economie

Au Parlement, lors d’une interpellation du deuxième député de Port-Louis Sud / Port-Louis Central, Reza Uteem, qui voulait se renseigner sur le ‘Mauritius Africa Fund’, le ministre des Finances et du Développement économique, Renganaden Padayachy, a d’abord précisé que cet organisme a été constitué le 17 février 2014 en tant que « public company limited by shares », le gouvernement étant l’unique actionnaire de la société. Le mandat initial du Fonds comprenait la participation aux fonds propres d’entreprises mauriciennes investissant dans des projets viables sur le continent africain, à hauteur de 10 % maximum de leurs fonds propres.
D’autre part, il a souligné que le Mauritius-Africa Fund lui a informé qu’en août 2014, il a invité, par le biais d’annonces publiques, les entreprises mauriciennes à manifester leur intérêt à accéder au soutien et aux services du Fonds pour investir dans des projets en Afrique. « Quatre entreprises ont répondu à l’expression d’intérêt mais ils n’ont pas fait de demande officielle de financement. Aucun fonds n’a donc été déboursé pour l’une de ces quatre entreprises », a-t-il précisé.
Le ministre des Finances et du Développement économique a aussi laissé entendre que la Chambre a été informée à plusieurs reprises que depuis début 2015, le gouvernement a revu le mandat du Mauritius-Africa Fund en vue d’élargir la zone économique de Maurice et d’avoir un impact plus important sur la facilitation des investissements du secteur privé mauricien en Afrique.
Il a affirmé que dans le cadre de son nouveau mandat, le Mauritius-Africa Fund s’est concentré sur le développement d’infrastructures commerciales, telles que les zones économiques spéciales dans des pays africains sélectionnés, dans un cadre de gouvernement à gouvernement. Dans l’exécution de ce nouveau mandat, le Mauritius-Africa Fund travaille actuellement sur le développement de zones économiques spéciales (ZES) dans cinq pays, à savoir :
i. le Sénégal ;
ii. la Côte d’Ivoire ;
iii. le Ghana ;
iv. Madagascar ; et
v. le Kenya.
Au Sénégal, a dit le ministre des Finances, le Mauritius-Africa Fund détient 51% des parts de la Société des Infrastructures d’Affaires Atlantic S.A. (SIAA), constituée au Sénégal en joint-venture avec le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS, le fonds souverain du Sénégal). SIAA développera 40 hectares de terrain par le biais de partenariats public-privé (PPP) et gérera à terme les 53 hectares du parc industriel de Diamiadio, près de Dakar.
En Côte d’Ivoire, le Mauritius-Africa Fund a négocié avec succès un accès préférentiel pour les entreprises mauriciennes afin qu’elles investissent dans la construction d’une cyber-tour, de deux tours administratives, d’un hôtel d’affaires et d’un parc aquatique au sein du Technology Park de Grand Bassam.
Au Ghana, le Mauritius-Africa Fund détiendra 60 % du capital social de Ghana Smart City Ltd, une coentreprise avec le gouvernement ghanéen.
Le projet consistera en la construction d’un Technology and Research Hub au sein de l’University of Ghana à Central Accra au cours d’une première phase, suivie du développement d’un Technology and Business Park à Dawa au cours d’une seconde phase.
À Madagascar, le gouvernement malgache a identifié 80 hectares de terrain pour que le Mauritius-Africa Fund développe conjointement une Textile City à Moramanga, située le long du principal corridor économique reliant la capitale Antananarivo au port de Toamasina.
« En outre, des négociations sont en cours entre le gouvernement de Maurice et le gouvernement du Kenya pour le développement d’un centre industriel à Navaisha », a-t-il soutenu.

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