Grabuge politique: A quel jeu jouent le Week-end et l’Express ?…

by | Mar 15, 2021 | Politique

• Que serait l’intérêt de cette section de la presse qui continue à vanter les charmes du leader du Parti Travailliste ?

• Les observateurs politiques ne croient nullement que Navin Ramgoolam est indéboulonnable

De nombreux observateurs politiques, des politiciens, lecteurs, voire les Mauriciens sont stupéfaits, perplexes et ne partagent nullement l’opinion de certains journalistes du Week-end et l’Express Dimanche, qui auraient respectivement écrit ceci : « Comment Navin Ramgoolam a mis Arvin Boolell hors-jeu ? » et « Leadership du Parti Travailliste : « Pourquoi Ramgoolam est indéboulonnable ? »

A travers de cet article, les journalistes ont, certes, voulu faire le jeu de l’ancien Premier ministre et ils ont défendu bec et ongles la décision de ce dernier de ne pas passer le flambeau à un autre dirigeant ‘rouge’, en particulier à Arvin Booell. « Pourquoi Week-end et l’Express continuent de vanter les charmes de Navin Ramgoolam et non pas d’Arvin Boolell ? Pourquoi estiment-ils que Navin Ramgoolam mérite amplement son poste de leadership du Parti Travailliste ? Comment l’Express peut-il juger que Navin Ramgoolam est indéboulonnable au sein du Parti Travailliste ? L’express est-il le porte-voix des Mauriciens ou des rouges pour pouvoir tirer une telle conclusion ? Comment les journalistes osent-ils dénigrer et causer préjudice à Arvin Boolell en titrant ceci : Comment Navin Ramgoolam a mis Arvin Boolell hors-jeu ? Pourtant à maintes reprises ce dernier a prouvé de quoi il est capable.

Il est bon de rafraîchir la mémoire des journalistes que si Navin Ramgoolam était vraiment indéboulonnable comme leader de son parti, pourquoi il y a tant de haine au sein dans ce parti ? Nul ne peut contredire qu’il existe plusieurs clans au sein du Parti travailliste. Ce n’est un secret que pour personne que le leadership de Navin Ramgoolam est loin de faire l’unanimité au sein des rouges, plus particulièrement depuis 2 014 où ce dernier et son parti avaient subi une cuisante défaite. Contrairement à ce que pensent et écrivent certains journalistes du Week-end et de l’Express, bon nombre des dirigeants et même des ‘die hards’ rouges n’acceptent pas le leadership de Navin Ramgoolam, peu importe les régions rurales et urbaines. Or, ils n’osent pas élever leur voix par peur de représailles. Certains accusent même Navin Ramgoolam d’être responsable des deux défaites qu’a subies le Parti travailliste lors des dernières élections générales. Mais, ils préfèrent rester bouche cousue.

Il y a d’autres rouges qui croient que Navin Ramgoolam n’est pas indispensable pour le Parti Travailliste, et estime que leur parti continuera à perdre les élections municipales et générales aussitôt longtemps que Navin Ramgoolam tiendra les rênes de ce pari.

Il faut aussi souligner que pour bon nombre d’observateurs politiques « le Parti Travailliste c’est du passé » et qu’un changement de leadership s’avère nécessaire le plus tôt possible pour que le PTr puisse redorer son blason d’antan. Mais malheureusement, Navin Ramgoolam ne veut pas entendre la voix des ‘rouges et continue à faire fi. Il est resté accroché à son poste du leadership au détriment de ceux qui sont capables d’emmener le PTr au bon port.

Aussi, si ce dernier était vraiment fort et populaire comme leader du PTr, pourquoi le leader du MMM, Paul Bérenger, Xavier-Luc Duval du PMSD, et du Reform Party, Roshi Bhadain, ne voulaient pas que Navin Ramgoolam se présentait comme Premier ministre ? D’ailleurs, si le leader du PTr était vraiment fort, il aurait élu et le Parti travailliste aurait remporté les deux dernières élections générales. Or, lors des dernières élections générales, Navin Ramgoolam s’est classé loin derrière les deux nouveaux candidats et Vikram Hurdoyal et Zahid Nazurally et Sunil Bholah.

Quoi qu’il en soit et n’en déplaisent à certaines personnes, le leader du Parti Travailliste, Navin Ramgoolam, voire même son parti, ne fait plus peur comme certains et une section de la presse veulent faire croire.

Paul Bérenger : « Le PTr c’est du passé »

Pour le leader des ‘mauves’, Paul Bérenger, qui était face à la presse, soit vendredi dernier, a déclaré ceci : « Ni Pravind, ni Navin ». Il estime que la nouvelle configuration des forces de l’opposition est un nouveau départ pour le pays. « Le Parti Travailliste c’est du passé », a-t-il avancé. « Bizin faire tou pou qui élection générale dans respect Constitution. Nou bizin offert ene alternative pou la population », dira-t-il.
Par ailleurs, le chef de file des ‘mauves’ a laissé entendre qu’il y a une alliance MMM-PMSD-Reform Party en place et que Nando Bodha, démissionnaire du MSM et du gouvernement, siègera avec cette alliance.

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