France: trois personnes poignardées à mort dans une église au cours d’une «attaque terroriste islamiste»…

by | Oct 30, 2020 | Monde

Trois personnes ont été tuées jeudi dans une église à Nice, lors d’une « attaque terroriste islamiste » dénoncée par le président Emmanuel Macron, qui a promis que la France « ne cèderait rien » sur ses valeurs.
Les victimes sont semble-t-il deux paroissiennes et le sacristain de l’église, un laïc d’environ 45 ans. Au moins l’une d’entre elles a été égorgée, selon Mgr Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des Évêques de France.
L’agresseur, blessé par balle lors de l’intervention de la police et transporté à l’hôpital, est un migrant Tunisien de 21 ans récemment arrivé par Lampedusa, en Italie, selon des sources proches du dossier.
Cette attaque survient deux semaines après la décapitation d’un professeur en région parisienne par un islamiste russe tchétchène, qui avait bouleversé le pays.
L’attentat, dont le parquet national antiterroriste s’est saisi, a poussé la France à remonter au niveau maximum son plan de sécurité Vigipirate. Le président Macron a précisé que le nombre de soldats patrouillant dans les rues passerait de 3000 à 5000.
L’auteur présumé des coups de couteau mortels contre un homme et deux femmes est un Tunisien de 21 ans arrivé en France le 9 octobre après avoir débarqué sur l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre, a précisé jeudi soir Jean-François Ricard, le procureur antiterroriste chargé de l’enquête.
Des informations confirmées à l’AFP par une source du ministère de l’intérieur italien, qui ajoute que l’homme n’avait pas été fiché par le renseignement italien. Il était aussi inconnu des services de renseignement français.
La Tunisie, qui a condamné fermement l’attaque, a également annoncé l’ouverture d’une enquête « à la suite des soupçons selon lesquels un Tunisien a commis une opération terroriste à l’extérieur du pays. »
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné une « attaque odieuse », tandis que de nombreux pays dans le monde exprimaient leur solidarité avec la France.
Une femme et un homme y ont été tués à coup de couteau par un homme qui a crié « Allah Akbar » (« Dieu est le plus grand », en arabe). Une autre femme, grièvement blessée, est décédée dans un bar proche où elle s’était réfugiée.
Les victimes sont une dame âgée que l’agresseur a tenté de décapiter et une mère de famille d’une quarantaine d’années, ainsi que le sacristain de l’église, un laïc d’environ 45 ans, père de deux filles.
« Barbarie islamofasciste »
« Si nous sommes attaqués, c’est pour les valeurs qui sont les nôtres, notre goût de la liberté », a estimé le chef de l’État français à Nice, en évoquant également une attaque au couteau d’un vigile du consulat français à Jeddah, en Arabie saoudite, survenue simultanément à celle de Nice.
L’attentat a poussé la France à remonter au niveau maximum son plan de sécurité Vigipirate.
Le président Macron a précisé que le nombre de soldats patrouillant dans les rues passerait de 3 000 à 7 000, et ils devront particulièrement protéger les lieux de culte, autour de la fête catholique de la Toussaint.

« Nous ne cèderons rien » sur les valeurs qui font la France, en particulier « la liberté de croire et ne pas croire », a martelé Emmanuel Macron, en apportant tout « le soutien de la Nation aux catholiques », visés une nouvelle fois après l’assassinat en 2016 du prêtre Jacques Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Ouest).

Le maire de Nice, Christian Estrosi, a souligné qu’après l’assassinat d’un enseignant près de son école, « c’est dans une église que la barbarie islamofasciste a choisi de frapper, c’est tout un symbole ».

Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, assassiné le 16 octobre, a été pris pour cible parce qu’il avait montré en classe des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression, par un Russe tchétchène radicalisé, abattu peu après par la police.

Des appels au boycottage et des manifestations anti-françaises se sont multipliés depuis qu’Emmanuel Macron a affirmé, lors d’un hommage la semaine passée à ce professeur, ne pas vouloir renoncer au droit de publier des caricatures.

Des manifestations anti-françaises ont continué jeudi, au Pakistan, en Afghanistan, en Libye, ou dans les Territoires palestiniens, certains brûlant des images de M. Macron ou agitant des affiches le caricaturant en chien ou en porc.

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