L’ouverture de nos frontières pendant la période fin septembre/début octobre semble faire l’unanimité…

by | Aug 25, 2020 | Faits Divers, Société

• « On doit prendre toutes les mesures sanitaires nécessaires avant d’arrêter une date officielle », estime-t-on
La décision des autorités gouvernementales de rouvrir nos frontières pendant la période de fin de septembre/début octobre semble faire l’unanimité au sein de la population et de ceux qui font partie de l’industrie touristique. Toutefois, bon nombre d’entre eux estime qu’on doit prendre toutes les mesures sanitaires nécessaires pour protéger et sécuriser la santé de la population avant de finaliser les choses et d’arrêter une date de façon officielle.
Ci-dessous des réactions :
Bissoon Mungroo, président de l’Association des Hôtels des Charmes :
« C’est une bonne décision et bien réfléchie »
Le président de l’Association des Hôtels des Chambres, Bissoon Mungroo, accueille favorablement la décision des autorités concernées de se pencher sur l’ouverture de nos frontières vers fin septembre/début octobre.
Soutenant que Maurice est Covid-Free maintenant, il a dit que c’est une bonne décision et bien réfléchie de considérer l’ouverture de nos frontières au cours des prochains mois. « Nous approchons vers la grande saison (novembre, décembre et janvier) où de nombreux touristes passent leurs vacances dans notre pays. Le gouvernement a pris toutes les précautions nécessaires y compris l’aménagement d’un nouveau laboratoire à l’aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam et mettra en place un nouveau système de quarantaine, entre autres, avant d’accueillir les touristes », dira notre interlocuteur qui a souligné ceci : « Gouvernement ine faire ene pierre deux coups : Li pou contrôle Covid-19 et en même li pou largue frontière pendant la grande saison touristique ».
Sen Ramsamy, directeur de Tourism Business Intelligence :
« L’indécision n’est pas une option »
Pour le directeur du Tourism Business Intelligence, Sen Ramsamy, il est grand temps pour rouvrir notre frontière. « Plus tôt, ce sera plus mieux pour l’économie du pays et pour le secteur touristique », estime-t-il.
Il est aussi d’avis que le gouvernement ne peut continuer à financer Rs 500 000, soit une somme d’un demi-milliard des roupies à l’égard du « Wage Assistance Scheme ». Pour lui, on doit nous remettre au travail le plus tôt possible pour le bien-être du pays .
Par ailleurs, Sen Ramsamy a fait comprendre que l’économie et la société mauricienne pourraient connaître une crise si on n’ouvre pas nos frontières. « L’indécision n’est pas une option », dira-t-il.
Le directeur du Tourism Business Intelligence a également expliqué que les principaux concurrents de Maurice, dont les Maldives et les Seychelles, ont déjà ouvert leurs frontières. « Ils ont pris le large et devancé Maurice en termes des arrivées touristiques. La rentrée des devises étrangères permettra de sauver notre économie », estime-t-il.
Cependant, Sen Ramsamy a déclaré qu’on doit ouvrir nos frontières dans l’ordre et la discipline et trouver une solution le plus tôt possible. « Nous pas laisse nous fini avec Covid-19 », a-t-il affirmé.
Lindsay Morvan, directeur de la Tourism Authority :
« L’ouverture de nos frontières doit se faire de manière progressive et contrôlée »
Le directeur de la Tourism Authority, Lindsay Morvan, a déclaré qu’il est évident qu’on doit prendre beaucoup de précautions nécessaires avant de décider de rouvrir nos frontières suite à ce qui se passe dans des pays étrangers.
Cependant, il a affirmé qu’on ne peut fermer nos frontières éternellement. « Tôt ou tard, on devait ouvrir nos frontières pour relancer le secteur touristique », dit-il.
Mettant l’accent sur les rapatriements des Mauriciens en phase, Lindsay Morvan a rappelé que les avions transportent non seulement des passagers, mais aussi des cargos, de la nourriture et des matières premières, entre autres. Il a ainsi affirmé que l’ouverture de nos frontières doit se faire de manière progressive et contrôlée.
Jean Michel Pitot, président de l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’Ile Maurice :
« La date est importante pour l’ouverture de nos frontières, plus tôt, ce sera plus mieux »
Le président de l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’Ile Maurice, Jean Michel Pitot (AHRIM), est d’avis que l’ouverture de nos frontières ne concerne pas seulement les hôtels mais aussi tout ce qui existe autour de l’hôtellerie. « L’ouverture de nos frontières permettra à tous ce qui font partie du secteur touristique ainsi qu’aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) d’opérer pleinement et de contribuer à l’économie mauricienne », dira notre interlocuteur qui a ajouté qu’il faut aussi attirer les potentiels acheteurs des maisons/villas. « Avec l’ouverture de nos frontières, ces derniers apporteront des devises étrangères dans notre pays », rappelle-t-il.
Par ailleurs, Jean Michel Pitot s’est aussi prononcé en faveur des mesures de précautions annoncées par le gouvernement, y compris l’aménagement d’un laboratoire pour effectuer des tests avant et à l’arrivée, soit à l’aéroport SSR concernant la Covid-19. « Avec des filets de protection, on peut diminuer les risques », a-t-il ajouté.
D’autre part, le président de l’AHRIM a déclaré qu’il faut aussi attirer les résidents mauriciens qui se trouvent à l’étranger. « Lorsqu’ils sont à Maurice, ils créent des emplois et dépensent beaucoup d’argent en achetant des voitures, entre autres », a-t-il soutenu.
Jean Michel Pitot a aussi affirmé qu’il faut également contrôler les touristes pendant leur séjour à Maurice. « Ils doivent être accompagnés par des guides avant qu’ils se rendent dans des endroits spécifiques. Les touristes ne peuvent aller n’importe où », estime-t-il.
Pour le président de l’AHRIM, la date de l’ouverture de nos frontières est importante. « Mais plus tôt, ce sera plus mieux », a-t-il soutenu.
Arvind Bundhun, président de la Mauritius Tourism Promotion Authority :
« Il faut prendre des précautions nécessaires avant d’ouvrir nos frontières »
Le président de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), Arvind Bundhun, a déclaré que nous travaillons sur l’ouverture de nos frontières en phase. Mettant l’accent sur le secteur touristique, il a dit que notre pays est euro centrique. Il a ainsi laissé entendre que nous devons prendre toutes les précautions nécessaires avant de procéder à l’ouverture de nos frontières en phase.
Par ailleurs, le président de la MTPA a situé l’importance des mesures sanitaires et a précisé que la santé de la population est primordiale. Il a également fait comprendre qu’une deuxième vague de Covid-19 sera fatale pour le pays.
D’autre part, Arvind Bundhun a dit que le secteur du tourisme demeure un pilier fondamental pour le pays. « Il faut ouvrir nos frontières graduellement. Cela permettra à l’industrie touristique, qui comprend plus de 100 000 employés, de revivre », dira-t-il.

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