Anita Gunoo, fleuriste et fabricante de balai fatak…

by | Aug 11, 2020 | Opinion, Société

Sa passion est devenue son métier
Ancienne employée d’une compagnie de textile comme machiniste, Anita Gunnoo a trouvé son bonheur au milieu des fleurs et des balais Fatak. En effet, cela fait plus de douze ans depuis que cette habitante de 16e Mile à Forest-Side a délaissé son job de machiniste pour se convertir en fleuriste et fabricante de balais de “Fatak”. Elle partage avec nous sa passion pour l’horticulture…
Sa précision, sa curiosité, sa patience, son œil averti et son amour pour la nature, Anita Gunnoo les a découverts dès son plus jeune âge. « J’ai passé mon enfance dans le milieu de l’horticulture et dans une famille dont le commerce des fleurs a toujours été le métier et la passion. A l’âge de huit ans que mon père a accepté que je l’accompagne sur son lieu de travail pour la toute première fois. C’est à ce moment précis que j’ai eu un coup de foudre pour la nature et les fleurs », renchérit-elle.
D’emblée, Anita raconte que la vente de fleurs était le seul moyen de revenu de sa famille à cette époque. « C’est grâce à cet argent que mon père a pu subvenir aux besoins de sa famille.», confie l’habitante de 16e Mile à Forest-Side.
Les valeurs de la vie
« Enfant, j’ai vécu dans un abri de fortune avec les autres membres de ma famille. Mais en aucun moment, nous avons pris notre situation précaire comme une fatalité pour nous apitoyer sur notre sort. Au contraire, mes parents m’ont appris à vivre avec le strict minimum et m’ont aussi inculqué les vraies valeurs de la vie comme le respect et la courtoisie », poursuit-elle.
Cependant, l’habitante de Forest-Side confie qu’elle n’a pas eu la chance d’aller à l’école. « Comme j’étais la plus grande de tous les enfants de la famille, j’ai été contrainte de surveiller sur mes autres frères et sœurs pendant que mes parents allaient au travail. ».

Parcours professionnel
A l’âge de 18 ans, Anita décide de voler de ses propres ailes et d’être une personne autonome. Ainsi, elle décroche son tout premier job au sein d’une compagnie de textile. Au fil des années, avec la persévérance et la détermination, elle a gravi les échelons et a accédé au poste de machiniste. « Avec mon salaire, j’aidais mes parents et je mettais également une petite somme d’argent de côté qui pourrait me servir d’aide dans le futur », dit-elle.
Quelque temps plus tard, elle s’est mariée et a fondé une famille. De cette union, deux enfants ont pris naissance soient une fille et un garçon. Malheureusement, l’unique fils d’Anita ainsi que son époux ne sont plus de ce monde. Entretemps, la charmante dame n’a pas baissé les bras et a poursuivi son travail jusqu’à ce qu’elle tombe malade. « Comme ma santé devenait de plus en plus fragile, en 2018 j’ai décidé de faire une croix sur ma carrière de machiniste. Je me sentais vraiment fatiguée après avoir travaillé pendant plus de trente auprès d’une compagnie de textile », avoue-t-elle.
2018 marques une nouvelle étape dans la vie d’Anita Gunnoo. En effet, c’est durant cette même année qu’Anita fait le grand saut dans le monde de l’horticulture. « Comme depuis toute petite, j’étais une amoureuse des fleurs et de la nature, j’ai alors pris la courageuse décision de pratiquer le même métier que mon père et de perpétuer la tradition de la famille : cultiver des fleurs pour ensuite la vendre aux marchands. Être fleuriste est une activité qui me fascine beaucoup et où il y a un grand potentiel », raconte-t-elle.
Actuellement, Anita cultive et commerciale uniquement deux types de fleurs soit l’arôme et l’hortensia. « Les arômes et l’hortensia sont tous deux des fleurs de saison, c’est-à-dire, les arômes poussent uniquement de juillet à décembre alors que les hortensias fleurissent uniquement de janvier à juin » dit-elle. Cette mère de famille avance également qu’elle reçoit beaucoup de commandes des fleurs d’arômes surtout pour la fête des morts qui est célébrée en novembre.
En ce qui concerne les hortensias, Anita avoue que cette fleur est très prisée pour les fêtes religieuses comme le Cavadee ou encore l’Assomption. Forte heureusement, sa fille Henna est là pour lui prêter main-forte dans certains travaux.
‘Balai fatak’
Outre la plantation des fleurs, Anita cultive également des “arundos donax” qui est plus communément appelé herbe fataque à Maurice. «Avant mo ti p vend bane fatak en gros ek bane marchand. Vu qui mo pa ti pe fer assez profit, mone decide pou confectionne mo bane propre balié atak qui mo vande par la suite», précise-t-elle.
L’impact de la Covid-19
La pandémie de la Covid-19 a un impact conséquent sur sa profession. Anita pense qu’il faudra attendre l’an prochain pour qu’elle puisse remonter la pente financièrement. Entretemps, elle confie que sa fille Henna a eu la brillante idée de faire son marketing sur les réseaux sociaux tels que Facebook. Tant bien que mal, elle arrive à obtenir quelques potentiels acheteurs.
Pour vos commandes de fleurs ou de balai ‘fatak’, Anita est joignable sur le 5719 3409.
Le portrait chinois d’Anita Gunnoo
Si j’étais un animal, je serais un chien
Si j’étais une fleur, je serais l’arome
Si j’étais un plat cuisiné, je serais un plat de riz avec du dholl et du poisson salé
Si j’étais une couleur, je serais la couleur rouge
Si j’étais une chanson, je serais ‘Khairyat’
Si j’étais un objet, je serais le portrait de mon fils décédé
Si j’étais une actrice, je serais ‘Preity Zinta’
Si j’étais un vêtement, je serais un pantalon
Si j’étais un film, je serais ‘Chhichhore’
Si j’étais un fruit, je serais une goyave de chine
Si j’étais un sport, je serais la marche

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