Liberté d’expression:Les lois afin d’éviter l’anarchie et le chaos…

by | Jul 28, 2020 | Edito

La liberté d’expression selon les définitions classiques c’est le droit pour toute personne de penser comme elle le souhaite et de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu’elle juge opportun, dans les domaines de la politique, de la philosophie, de la religion, de la morale ou autres.

Par ailleurs, selon la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948, la liberté d’expression est définie ainsi : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » Ainsi chacun a le droit d’avoir son opinion, ses idées et de l’exprimer par n’importe quel moyen et sous n’importe quel format.

Pour l’UNESCO, la liberté d’expression est un droit humain fondamental, pilier de toutes les libertés civiques. L’Organisation des Nations Unies estime que la liberté d’expression est le fondement de toute démocratie.
Le mandat de l’UNESCO repose sur la protection et la promotion de la liberté d’expression, que ce soit en ligne ou hors ligne. L’Acte constitutif de l’Organisation invite les États membres à travailler ensemble pour promouvoir la connaissance et la compréhension mutuelles des peuples à travers la « libre circulation des idées, par le mot et par l’image. »
La liberté d’expression est un droit humain fondamental énoncé à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. De même que la liberté d’information et la liberté de la presse, la liberté d’expression pose la base de tous les autres droits. L’Organisation reconnaît que les droits de l’homme s’appliquent aussi bien en ligne qu’hors ligne. Par conséquent, l’UNESCO s’engage à étudier les questions liées à la liberté d’expression et à la vie privée, à l’accès, et à l’éthique sur l’Internet.

A Maurice, une fois n’est pas coutume, le débat est relancé sur le sujet par l’Opposition, la presse et certains activistes de la société civile après l’arrestation de deux internautes pour infraction aux lois en vigueur encadrant l’utilisation des outils informatique et des télécommunications.
Depuis l’émergence des réseaux sociaux, des radios privées et des sites d’informations en ligne la liberté d’expression s’est grandement consolidée dans notre pays avec les citoyens découvrant des nouvelles plateformes d’expressions d’opinions. Ainsi, les Mauriciens ont pu véhiculer leurs idées, leurs opinions, leurs aspirations et surtout leurs frustrations à travers toutes ces plateformes sans vraiment n’être inquiétés ni avoir besoin de se soucier d’une quelconque forme de répression de la part des autorités tant que tout un chacun s’efforçait de respecter les paramètres invisibles de contrôle.

Toutefois avec la venue d’une nouvelle génération d’utilisateurs dans tous les domaines de notre société notamment celui de la politique des dérives ont commencé à pointer leur nez et aujourd’hui le niveau a considérablement baissé ce qui a donc amené les législateurs à prendre les taureaux par les cornes pour tenter de maîtriser les mauvais comportements. Cependant, il semblerait que le durcissement des lois et l’adoption de nouvelles législations n’ont pas eu les résultats escomptés et que si rien n’est fait nous serons entrainés dans une spirale infernale d’insultes, de manque de respect et d’atteinte à la vie privée à travers internet et les réseaux sociaux.

La presse doit également faire son mea culpa pour avoir cautionné en plusieurs occasions le genre de comportement indigne dont font preuve certains députés dans l’exercice de leurs fonctions.
Il n’y a pas d’atteinte à la liberté d’expression à Maurice mais faut-il encourager et laisser perdurer des comportements de voyous avec l’utilisation d’un langage vulgaire et ordurier par ceux qui sont supposés être des exemples pour les enfants et les jeunes.

C’est sans nul doute ce genre d’écart qui pousse d’autres individus à invectiver et insulter leurs interlocuteurs sur les réseaux sociaux ou la situation est devenue intenable avec les faux profils et les sites informations anonymes qui sévissent. Des mesures ont été prises par les autorités mais il est grand temps d’aller encore plus loin pour contrer la délinquance et l’insécurité virtuelle, car aujourd’hui, les enfants sont de plus en plus jeunes à avoir accès à Internet. Il s’agit d’abord de protéger notre population et de mettre un frein à certaines dérives.

Bien sûr on trouvera certainement des personnes au sein de l’opposition et de la presse pour crier au loup et dénoncer une prétendue atteinte à la liberté d’expression mais il n’y a rien de tel. De toute façon l’opposition actuelle analyse la liberté d’expression avec un œil très partisan parce qu’il semblerait que personne n’a le droit de défendre l’action gouvernementale aujourd’hui. Dès qu’un internaute ou qu’un animateur de radio publie ou émet un commentaire en faveur du Premier ministre où d’un membre du gouvernement qui se fait lyncher sur les réseaux sociaux, où on le traite ainsi que sa famille de tous les noms. Soudainement, la liberté d’expression n’existe plus.

Cette posture à géométrie variable de l’opposition et d’une section de la presse, nous en avons l’habitude, mais le cinéma a assez duré. Il faut durcir les lois pour bannir dans un premier temps les faux profils et les faux sites d’information qui n’ont aucune substance. On remarquera que ces faux profils et faux sites d’information font surtout de la propagande pour les partis d’Oppositions et leurs dirigeants. La question qui se pose, c’est pourquoi avoir besoin de tels subterfuges si vraiment l’opposition avait le vent en poupe et que la majorité des Mauriciens sont dans leurs camps.

La vérité c’est qu’il n’en est rien et c’est plutôt le contraire qui est vrai, l’opposition n’arrive pas à rassembler, ils n’ont plus d’idées ni de projets et ils préfèrent se cacher derrière les insultes si ce n’est pas en direct au Parlement sous couvert de l’immunité parlementaire c’est sous le couvert de l’anonymat comme des poltrons et des lâches sur les réseaux sociaux.

Terra Del Fuego

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