Kalpana Koonjoo-Shah : « Ni mwa ni gouvernman, nu pu kosyonn sa kalite aksyon la  »

by | Jul 4, 2020 | Société

Réactions de tristesse et de stupeur au sein des différents services publics affectés à la protection des enfants. Le viol d’une fillette de 3 ans, dimanche 28 juin, à Cité Anoushka, Forest-Side est un cas de trop. C’est indigne d’une société comme Maurice. Ce sont ces sentiments qui animent la ministre de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille. « C’est inacceptable que des enfants, surtout des bébés, subissent ces genres d’abus. ‘Sa inn tous mwa profondeman. Mo bizin dir ki mo enn mama enn tifi trwa zan osi. C’est un acte barbare et d’atrocité qui aura des répercussions sur la fillette. Des officiers de mon ministère accordent le soutien et l’encadrement nécessaires aux proches de la victime. Son frère et sa sœur ont été pris en charge », a déclaré Kalpana Koonjoo-Shah.

D’autre part, elle soutient que les membres de la famille de l’enfant bénéficient également d’un encadrement de son ministère. Selon elle, la protection et le bien-être de l’enfant demeurent les priorités du gouvernement. Elle lance un appel à la population de signaler tout cas avéré de violence infantile sur la hotline, le 116. Cette initiative permettra d’axer les efforts aux bons endroits et de prévenir au lieu de guérir.

La ministre souligne que la « protection et le bien-être des enfants restent la priorité du gouvernement ». Elle a, dans la foulée, lancé un appel à la communauté mauricienne à dénoncer des cas dans lesquels un enfant se sent en danger sur la hotline 113 pour pouvoir intervenir à temps. « Seki fer mwa pli impasian pu amenn mo Children’s Bill kot mo asir zot ki lalwa pu vinn boku plis sever pu ka dabu lor zanfan.C’est un cas de trop. Me mo refiz bes le bra dan sa batay kont linzistis anver nu bann zanfan. Ni mwa ni gouvernman, nu pu kosyonn sa kalite aksyon la », a soutenu Kalpana Koonjoo-Shah.

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Samuel Cariapen « Ena beaucoup dimoune ki seye tracé pou sortir dans sa mizer la »

Cela faisait déjà quelques mois que Samuel Cariapen, du groupe AIDE NOU PROCHAIN, travaille avec les habitants mais surtout les squatteurs de Cité Anoska. Pour le jeune homme, qui s’est récemment lancé dans le social, les habitants de cette localité ne sont pas différents des autres quartiers. « il y a certains qui finissent par choisir la mauvaise voie, faute d’encadrement approprié. Il y en a aussi qui traine devant les boutiques pour boire, c’est comme partout dans l’ile. Mais il y en a aussi beaucoup qui se battent quotidiennement pour s’en sortir, qui font deux trois travaille pour avoir un avenir meilleur. Et il y a des habitants qui sont capables d’accomplir de belles choses ».

L’habitant de Curepipe fait aussi ressortir qu’il a été surpris par l’accueil qu’il a reçu lorsqu’il s’est rendu à Cité Anoska. « J’avais des appréhensions aux débuts. Beaucoup de personnes m’ont déconseillé de m’y rendre sous prétexte, qu’il y avait des gens pas commodes. Mais lorsque je m’y suis rendu, les gens m’ont extrêmement bien accueilli. Ils m’ont invité dans leurs modestes demeures et m’ont offert des collations. Ce sont des familles vraiment vulnérables, mais ce sont des gens corrects. D’ailleurs, plusieurs m’ont aidé pour les travaux sociaux. Nous les avons donnés des couettes et certaines nécessités, ils étaient très reconnaissants » affirme Samuel Cariapen.

Le jeune homme pense toutefois que la façon dont ils sont traités dans la presse, aura des répercussions graves sur leur avenir. « Ils sont déjà en difficulté et après toutes ces spéculations, ils seront davantage jugés et auront plus de mal pour trouver du travail. Ces habitants réceptifs d’ailleurs, ces insinuations comme des attaques personnelles et de la discrimination. Ils se sentent ciblés et beaucoup sont affectés » dit-il. D’ailleurs, il explique qu’un de ses priorités serait d’avoir un psychologue capable d’aider ces personnes.

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Rita Venkatasawmy : « Il est important de ne pas marginaliser ce lieu et de respecter ses habitants ».

« Il est vrai de dire que c’est un endroit à risque. Il y a des endroits propices pour que des enfants grandissent en toute sécurité et il y en a d’autres où ils sont en danger. Mais il est important de ne pas marginaliser ce lieu et de respecter ses habitants » c’est ce qu’affirme l’Ombudsperson for Children. Pour elle, c’est normal que beaucoup cherche à trouver des coupables quand de telles choses se produisent. « C’est le premier réflexe pour nous rassurer. On pointe du doigt les autorités, les ONG, les associations mais ce n’est pas aussi simple que cela et ce n’est pas la colère qui nous aidera à trouver une solution durable. La responsabilité de l’enfant repose avant tout sur ses parents et sa famille » dit-elle.

Rita Venkatasamy dit aussi constater que les viols d’enfants se répètent. « Sa dir boukou kitsoz lor profil ban abizer, ek ki kantite paran parfwa pa reysi protez zot prop zanfan », souligne l’Ombudsperson for Children. Et d’ajouter : « Ena bann ka ki pa raporte ». elle insiste aussi sur l’importance du ciblage des familles à risques, pour que les autorités mauriciennes puissent leur fournir l’encadrement nécessaire afin de garantir la protection de leurs enfants. « C’est notre devoir de cibler ces endroits à risque afin de proposer les encadrements nécessaires par les professionnels » affirme-t-elle.

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